4. Michel KÉROUAC, n. 18 juin 1881, Saint-Arsène-de-Rivière-du-Loup (Québec) d. 13 mars 1930, Montréal (Québec) (paroisse Immaculée-Conception) (Âge 48 ans)
5. Marie KIROUAC, n. 04 déc 1883, Saint-Arsène-de-Rivière-du-Loup (Québec) d. 30 sep 1973, Nashua, comté de Hillsborough (New Hampshire) États-Unis (Âge 89 ans)
Son parrain et sa marraine furent Louis « Laures » et Monique Kyrouac — il s'agit sans doute de sa tante Marcelline Keroack, épouse de Thomas Picard, pour laquelle on retrouve souvent le prénom de Monique dans les registres de Saint-Jean-Port-Joli (Québec).
Lors de son mariage en 1874, Michel est domicilié à Saint-Antonin (Québec). Au recensement fédéral des États-Unis en 1900, on le retrouve chez sa fille Georgiana et son gendre Hilaire Poulin à Nashua (New Hampshire). D'après les données de ce dernier recensement, il serait arrivé aux États-Unis en 1894.
Au recensement canadien de 1911, il est de retour à Saint-Antonin (Québec).
Au début du XXe siècle, Michel a été impliqué dans une cause judiciaire l'opposant, aux côtés d'Esdras Kirouac, aux héritiers Fraser, seigneurs de la seigneurie Verbois. Les demandeurs réclamaient des arriérés de rentes seigneuriales impayées pour les années 1909 et 1910 sur un lot situé à Saint-Antonin (Québec).
Cette cause a suscité un certain retentissement dans la région, les défendeurs contestant la légitimité des rentes et allant jusqu'à prétendre être propriétaires de cette portion de la seigneurie.
Michel et Esdras soutenaient qu'étant descendants d'Alexandre de Kervoach — propriétaire de la terre connue sous le nom des trois ruisseaux entre 1734 et 1736 —, ils étaient exemptés de verser ces redevances. Toutefois, ils ignoraient l'existence de l'acte de rétrocession à Maurice Blondeau dit Verbois conclu le 23 juillet 1736 par leur ancêtre Louise Bernier à la suite du décès d'Alexandre, de même que celui établi en sa qualité de tutrice au nom de ses fils le 24 janvier 1739.
Dans son jugement rendu le 19 avril 1913 par la Cour supérieure du district de Kamouraska, le juge L. R. Roy a rejeté les arguments de la défense. La Cour a établi que le cadastre seigneurial constitue un titre final et que le lot en question était bien grevé d'une rente annuelle exigible par les héritiers Fraser. En conséquence, le tribunal a donné gain de cause aux demandeurs en condamnant Michel Kyrouac à payer les sommes réclamées ainsi que les dépens.