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- Pendant de nombreuses années, la généalogie des Kirouac a été confrontée à une énigme majeure : le rattachement de la branche originaire de Douglastown, en Gaspésie, à l'arbre généalogique issu de notre ancêtre, Alexandre de Kervoach. Cette lignée prend sa source avec le mariage d'Augustin Quirouet (ou Quirouac) et Sarah Holland, célébré le 19 mai 1839 à l'église Saint-Michel de Percé (Québec).
La problématique des origines
Dans l'acte de mariage de 1839, Augustin est identifié comme le fils de François Quirouet et de Catherine Gagné. Cependant, les recherches traditionnelles dans les registres paroissiaux, le PRDH et le Fichier Lafrance n'ont jamais permis de retracer le mariage de ce couple, ni l'acte de naissance d'Augustin.
La présence du patronyme « Quirouet » dans les premiers actes, qui se transforme parfois en « Burton » ou « Kirouac » selon les célébrants et les époques, a longtemps suscité des interrogations. Le surnom « Breton », fréquemment associé aux Kirouac, a d'ailleurs pu induire des confusions, étant donné que ce surnom était également porté par d'autres familles.
L'apport de la généalogie génétique
Pour dénouer cette impasse, l'Association des familles Kirouac a eu recours à des analyses d'ADN-Y, une méthode puissante permettant de retracer la lignée patrilinéaire.
1. L'infirmation du lien avec l'ancêtre Kirouac : Les tests ADN effectués sur des descendants de la branche de Douglastown ont confirmé, hors de tout doute, que ces derniers ne possèdent pas la signature génétique d'Alexandre de Kervoach.
2. L'identification de la souche réelle : Les analyses ont révélé que la branche de Douglastown porte le chromosome Y de la famille Élie dit Breton, descendants de Jean Élie et Jeanne Labbé, pionniers de l'île d'Orléans arrivés en Nouvelle-France en 1668.
3. L'hypothèse sur l'identité d'Augustin : Il est désormais fortement suspecté qu'Augustin Quirouet soit, en réalité, issu de la lignée de Jean-Baptiste Élie dit Breton et de Catherine Gagné, mariés en 1805 à Saint-Gervais-de-Bellechasse. Le fils de ce couple, né en 1806, aurait pu changer de prénom pour devenir l'Augustin que nous retrouvons en Gaspésie.
Conclusion
Bien que le mystère entourant le changement de prénom et le passage de la famille à Douglastown comporte encore des zones d'ombre, la généalogie génétique a permis de prouver que cette lignée constitue un « greffon » dans notre arbre généalogique. Les travaux se poursuivent pour confirmer définitivement le lien avec la descendance de Jean-Baptiste Élie et de Catherine Gagné, notamment par la recherche de volontaires descendants de cette lignée prêts à effectuer un test ADN.
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